lundi 5 décembre 2016

Les Tagada m'ont tuer

Tout se déroulait pour le mieux dans le meilleur des mondes (c'est à dire que j'arrivais à extirper des mains et du regard de BébéCarie les bonbons offerts par les amis) (peut-on appeler ami une personne qui offre des bonbons à un gamin à l'heure où il est censé manger ses petits-pois carottes ? Je ne pense pas).

Un jour il avait exhibé fièrement un paquet offert lors d'un anniversaire. J'avais réussi à lui laisser les chocolats et il m'a trouvée la bouche pleine. Malgré son jeune âge il a couru directement à la poubelle vérifier l'emballage et là le drame il avait compris. J'étais à la fois fière de son esprit de déduction et triste qu'il ait associé les bonbons à un moment de plaisir que je lui aurais volé.
 
Alors une fois qu'il a eu ses 2 ans je me suis dite on relâche la pression, si quelqu'un lui en offre laisse lui goûter.
 
Le bol de tagada était à peine sur la table qu'il ne voyait que ça et l'a gloutonné en 5 minutes (tant pis pour les autres, on lui apprendra le partage plus tard).
 
J'étais avec une autre maman qui ne savait pas si j'allais faire un malaise ou sortir la brosse à dent et le fluor dans la minute.
 
Je suis restée stoïque (en vrai j'aurais bien voulu en manger moi aussi des tagada) (je sais qu'il est impossible de s'arrêter une fois le paquet entamé).
 
Depuis  il me demande si il peut en prendre une quand il en croise (heureusement on fait plus d'apéros que de goûters ...).  

Et j'applique avec lui ce que je j'enseigne à mes patients, on mange tout d'un coup et on en parle plus (et après on se brosse les dents).

lundi 14 novembre 2016

La (in)compétence

Récemment j'ai reçu en urgence une patiente que j'avais vu dans les premières semaines au cabinet.

A l'époque j'étais donc 3 ans plus jeune et 3 ans moins expérimentée.

Ce jour-là je n'avais pas réussi à extraire sa dent. Ou du moins elle ne m'avait pas laissé continuer.

Aujourd'hui elle revient pour une autre dent qui partira en 3 secondes. Elle reprend donc rendez-vous pour la suite des soins. 

Je lui avais dit que ce serait pour enlever la dent "pas enlevée" d'il y a 3 ans mais elle n'avait du m'écouter d'une seule oreille (ou alors je n'avais pas hurlé assez fort). 

Sur le fauteuil elle se braque, au lieu de se mettre en confiance et de penser à celle qui lui a enlevé dent en moins d'une minute de l'autre côté elle pense à celle qu'elle a vu il y a 3 ans. 

Elle rajoute que mon titulaire (à qui j'adressais mes extractions "pas finies" à l'époque) lui avait stipulé que ça ne servait à rien d'enlever cette dent, surtout qu'elle était dévitalisée. (Dévitalisée certes mais à l'état de chicot). 

J'ai pris une grande inspiration et je lui ai demandé de me faire confiance et de me laisser terminer cette fois-ci.

L'extraction ne présentait aucune difficulté, elle avait juste du trouver mon geste pas assez sûr et surtout mon jeune âge avait du lu l'effrayer (la preuve elle préférait croire un dentiste plus vieux qui n'avait juste pas envie de s'enquiquiner avec une dame âgée).

 Au final il suffisait d'une dose suffisante d'assurance de mon côté pour m'imposer et lui faire comprendre que je savais faire.

Pas facile de ne pas être déstabilisée mais finalement c'est cela aussi l'expérience, avoir confiance en soi pour avancer.

lundi 7 novembre 2016

Et si il suffisait d'un sourire

Sourire ça paraît évident quand on voit défiler une trentaine de personnes par jour. 

Pourquoi sourire si la personne en face fait la tête ? Pourquoi se fatiguer les muscles de la face ? 

A l'origine, je suis plutôt une personne hargneuse à tendance agressive, sans pour autant en venir aux mains, je suis assez impulsive et si on m'énerve par un comportement ou une parole je réponds. 

Forcément aux débuts dans ce cabinet, avant d'éduquer les patients sur le sujet des retards, j'ouvrais souvent la porte en étant passablement énervée.

Forcément ça ne mettait pas le patient dans les meilleurs conditions. Les "énervés" comme moi montaient au créneau, les autres devaient se dire que je ferais mieux d'avoir plus de relations sexuelles.

Forcément ce n'était pas le meilleur moyen pour débuter les soins (ou faire connaissance).

Forcément j'ai du changer.

Parce qu'un jour ce qui devait arriver arriva, j'ai senti que j'allais m'en prendre une. Et que finalement ça pouvait être préférable de désamorcer un conflit plutôt que d'en amorcer un (prévenir plutôt que guérir). 

Il n'est pas étonnant qu'un de mes livres préférés soit celui-ci :



C'est un livre de self-défense à la base, mais il donne une bonne idée d'une résolution de conflit. Au krav maga, on dirait que la meilleure des réponses est de chercher la fuite, là ce serait plus comment ne pas énerver plus la personne ou comment s'en sortir sans avoir à se battre/se défendre.

Un jour un patient de mon titulaire est arrivé avec une douleur intense et une furieuse envie de lui casser la figure. C'est là que j'ai compris que le fait d'être jeune et pas trop moche pourrait être un atout. Je lui ai parlé avec calme en souriant, sans le prendre pour un demeuré (je veux dire on a parfois envie de baffer ces hôtesses d'accueil qui nous envoient bouler), je l'ai écouté bien sûr mais je lui ai aussi montré qu'il y avait une autre voie de communication possible.

Depuis il est devenu mon patient.

Parce que finalement ce qui nous oppose le plus sur notre façon de travail avec mon titulaire ce n'est pas notre âge ou notre formation, mais le fait que lui ne sourit jamais, moi oui. Les patients me disent souvent qu'ils ont l'impression de le déranger. Moi au contraire ils pensent (enfin les hommes) que je les drague. C'est un peu le syndrome du sourire dans le métro, on ne peut plus sourire sans se faire harceler. Là je dois placer BébéCarie dans certaines conversations pour en calmer certains (au cas où ils auraient raté l'énorme photo qui trône sur mon bureau) (je suis une maman gaga) .

Vous me direz que ce n'est pas facile de sourire quand on aime pas ses dents mais ça mes confrères et moi on s'en charge. 



vendredi 29 juillet 2016

Ça avait pourtant très mal commencé

Il était arrivé avec le classique mais néanmoins peu engageant "mon ancien dentiste m'a bousillé les dents". Le fameux "on m'a fait un détartrage puis j'ai eu plein de trous dans les dents".
Il a été bien difficile de lui faire admettre que les caries étaient là AVANT le détartrage, mais que nettoyer les dents n'a fait que les révéler.
Comme souvent le problème des patients de ce type (c'est à dire douloureux et sur la défensive) c'est que tu n'as le droit à aucune erreur.
Je ne parle pas d'erreur médicale ou de traitement, ça personne n'y a le droit, ça reste des accidents.
Je suppose les erreurs de jugement. A savoir commencer par telle ou telle dent.
Comment déterminer quand un patient a plus de 10 dents à soigner laquelle est la plus urgente ?
On le sait tous, ces bouches sont des cocottes-minute prêtes à exploser. Le patient n'a pas mal avant de venir mais tu peux être sûre que le lendemain des soins il aura mal PARTOUT. 
Donc forcément j'ai débuté par une carie et il a continué à avoir mal, ça n'était pas la même dent mais pour lui le résultat était le même. Il n'avait pas confiance, devenait limite agressif, de mon côté je redoutais de le voir en rendez-vous, je priais presque pour qu'il les rate. 
L'assistante me disait "plus vite commencé plus vite fini", j'avais envie de lui dire que ce n'était pas elle qui était face à ses doutes et ses résistances. Que j'étais sur mes gardes, que ça me stressait de ne pas réussir à l'anesthésier correctement. 
Et puis on y est presque un après à poser les couronnes à lui rendre le sourire qu'il m'avait demandé. A voir le bout du tunnel alors qu'il paraissait si impossible à atteindre. 

M est tout petit quand je le vois pour la première fois. C'est un des premiers patients que je soigne allongé sur le ventre de sa maman. Il a des caries partout il faut temporiser. Impossible de faire des soins corrects sur cet enfant qui ne parle et ne comprend pas le français. Qui ne reste pas en place 10 minutes. Qui est anxieux (d'autant plus qu'il est dans un monde nouveau et où il ne peut pas communiquer).
Un jour (un an plus tard) il est arrivé et est monté seul sur le fauteuil. Il m'a autorisée à utiliser de l'eau avec mes instruments rotatifs et donc à prendre l'aspiration (dont le bruit le dérangeait). J'ai même pu faire une anesthésie. C'était une grosse victoire pour moi de passer de soins de confort où je mettais des pansements en attendant à des vrais soins où je traitais la carie pour de bon. Maintenant nous ne nous voyons plus parce qu'il souffre mais parce que j'ai programmé le rendez-vous. Quel progrès en un an !

J'en ai plusieurs des cas comme ça où j'avais envie de baisser les bras face à la charge de travail à produire, aux nombreux soins préparatoires à la remise en l'état du sourire, cette fameuse parenthèse où tu comptes les traitements canalaires comme les kilomètres déjà courus et où tu comptes ceux qui restent. Allez plus qu'un et c'est fini. Cette étape est la plus longue, le patient voudrait que ce soit fini en claquant des doigts maintenant qu'il a décidé qu'il était temps de se prendre en main. Mais qu'est ce que c'est beau quand on a enfin terminé et qu'on se dit qu'on a bien travaillé.


mercredi 13 juillet 2016

Travailler plus ?

La question revient souvent dans la bouche de mon beau-frère commercial (je rajoute sa fonction car pour moi ça a son importance dans sa manière de voir les choses). 

C'est le genre de personne qu'on est obligé d'apprécier parce qu'il est le mari de ma sœur mais dont l'opinion me déplaît souvent et on finit souvent les repas de familles mensuels en joute verbale.

C'est le genre de personne par exemple qui se marre quand je parle de patients et dit que ce sont des clients et qu'on fait semblant nous soignants de les voir comme des patients mais qu'en réalité tout ce qui nous intéresse c'est leur argent. (C'est tellement bien me connaître).

C'est le genre de personne qui croit avoir la solution au problème des déserts médicaux en donnant plus de primes aux soignants qui iraient s'installer dans les zones (oui je sais ça existe déjà mais il dit que ce n'est pas assez). 

C'est donc le genre de personne pour qui l'argent est un moteur pour tout.

Et qui donc ne comprend pas que je n'ai pas envie de travailler plus pour gagner plus.

Je parle de mon beau-frère mais je suis sûre que d'autres pensent comme lui autour de moi, sûrement mon titulaire, certaines amies consœurs.

Mon titulaire ne comprend pas que je ne veuille pas travailler tous les jours comme lui (il ne comprend pas qu'on s'est organisés de cette façon pour la garde de BébéCarie et que les moments où je ne suis pas au cabinet je ne regarde pas GOT).

Je travaillais une demi-journée de plus avant la naissance, j'avais beaucoup plus souvent des rendez-vous manqués. L'emploi du temps laissant plus de plages horaires libres j'avais souvent des urgences d'autres cabinets ou des patients moins respectueux qui ne revenaient pas. Depuis que j'ai réduit j'ai moins de place pour les rendez-vous de dernière minute ce qui oblige les nouveaux et anciens patients à prévoir une semaine à l'avance (ce qui décourage souvent les patients jamais venus même si leur soin n'est pas urgent).

Bref tant que je ne serais pas dans mon cabinet avec une obligation de travailler pour payer les charges je ne vois pas l’intérêt d'être présente tous les jours.

D'autant que les jours où je travaille je rentre à 20h (donc il faut payer quelqu'un 12h) (sur une semaine c'est énorme surtout qu'au delà d'un plafond c'est considéré comme trop et on a plus d'aides pour les charges par la PAJE). Ça fait aussi autant de caisse de retraite, urssaf et impôts à payer en plus.

Mr Carie est du même avis que moi (d'ailleurs il est à 80%, son chef ne comprend pas pourquoi il ne veut pas gagner plus non plus), notre temps libre avec BébéCarie est précieux pour l'éduquer et partager. Quand on a la chance comme moi d'avoir des revenus suffisants en travaillant 35-40h par semaine (oui parce que travailler plus ça signifierait 60h) je ne vois pas l'intérêt.

Je sais que certains diront que c'est à cause de gens comme moi que la France va mal et qu'on a du mal à avoir un rendez-vous chez le dentiste (sauf que je ne suis pas en zone rurale, et que mon délai de rendez-vous est d'une semaine).

Et vous ?

mercredi 22 juin 2016

Brosse à dent éléctrique, en avoir (ou pas).

Je rigole à chaque fois que je vois la publicité Oral B pour leurs brosses électriques ponctuée par un "marque préférée des dentistes". 
Il faut dire que c'est facile de se positionner ainsi quand Oral B nous offre dès la fac une brosse à dent dernier modèle en guise de cadeau de départ. (Certaines années les 4 ème années en avaient reçu une également dans un modèle plus basique). 

Une fois thésés et en exercice, on reçoit des formulaires de commandes avec des offres super alléchantes (je vois d'ici se marrer les blogueuses mode qui doivent se dire que j'ai une vie très rock n'roll) (et encore je n'ai pas parlé des échantillons de dentifrices) (so much fun !!!). 

En somme avec des réductions immenses, on offre et équipe toute la famille tous les ans (on a le droit à 4 brosses à prix cassés). Bref tout le monde dans mon entourage à la sienne. Ma mère en est à sa deuxième (je suis sortie de la fac en 2009), je pensais qu'elle avait flingué la batterie toute seule en la laissant branchée en permanence mais la mienne a connu le même sort.

Ma brosse de 2-3 ans (je n'arrive plus à déterminer lors de quel congrès ADF je l'ai achetée) (on va dire que j'étais enceinte donc 3 ans) "tient" donc 2,5 brossages.

Ce qui signifie que même si le voyant m'indique une jauge complète en début de brossage, elle tombe en rade en plein milieu (souvent le matin d'ailleurs quand je n'ai pas le temps de la recharger avant d'aller travailler).

C'est juste super énervant (surtout quand tu n'as plus de brosse à dent manuelle pour finir le brossage).

Un jour j'ai passé le cap et j'ai décidé de la mettre à recycler plutôt que d'en racheter une, je veux dire je veux bien croire que les modèles bradés soient moins performants que ceux vendus dans le commerce ou que 3 ans c'est vieux en années de brossage, mais je suis contre l'idée de cette obsolescence programmée qui me pousserait à racheter des brosses et à polluer juste  parce que ce n'est "pas cher".

Je me suis rappelée de ma copine Kat qui m'avait parlé d'une super marque de brosse à dent fabriquée en France (la seule d'ailleurs) et je me suis décidée à repasser en manuel. 

J'en ai profité pour acheter un modèle pour chaque membre de la famille. 





Et vous savez quoi après des mois en brosse à dent électrique où je n'avais jamais réussi à adopter le bon mouvement de brossage (en gros je bougeais la brosse à dent comme si c'était une manuelle au lieu de la laisser glisser), j'ai retrouvé mes sensations d'avec la brosse Inava 20/100ème  adoptée à la fac après mes cours de parodontologie (comme la moitié des étudiants de France je pense).


J'aurais pu m'abonner mais j'ai préféré commander des modèles pour essayer et voir ensuite (la gamme chez Bioseptyl est assez large et j'ai envie d'en tester plein).  
A la question qu'est-ce qui est le mieux question efficacité de brossage je dirais que sans conteste pour un enfant avec un poil dans la main l’électrique est mieux.  
Mais c'est aussi mieux de mettre les chaussures à la place de son enfant ou de lui faire manger des yaourts avec une paille pour éviter qu'il salisse tout plutôt que de lui apprendre à faire seul.

Bref vous faites comme vous le souhaitez/voulez/pouvez. 

Mon choix était plus écolo-conscient que basé sur des études scientifiques.
Cet article aurait pu être sponsorisé par Bioseptyl mais j'ai acheté mes brosses comme une grande fille ;)



Et en plus ils font du dentifrice bio au fluor (je ne vais jamais m'en remettre).








jeudi 26 mai 2016

Ma sélection de dentifrices

L'article précédent vous a peut-être alarmé.

Le but n'était pas de vous faire renoncer au brossage des dents bi-quotidien BIEN AU CONTRAIRE !

Mais plus de changer nos habitudes et chercher des alternatives plus propres pour nous (voire pour l'environnement).

 Mon cahier des charges pour chercher un "bon dentifrice" comporte les éléments suivants :

- Accessibilité donc prix pas trop élevé, produit trouvable "facilement" 

- Intérêt clinique prouvé (donc du fluor pour la protection des caries par exemple).

- L'absence de PEG et de dioxyde de titane  (Cl ...)

-Composition transparente (donc liste des INCI disponible sur le site du laboratoire ou réponse à ma demande d'informations).


A titre informatif, un blog a tenu une liste de dentifrices et lotions de rinçage buccal non toxiques (mais le site est canadien donc beaucoup de produits ne sont pas distribués en France).  Mais par ailleurs le fluor et ses dérivés sont assez décriés outre-Atlantique ou dans les milieux bio-écolo donc vous ne trouverez pas de dentifrices  qui en contiennent dans la liste.

Bien entendu la sélection que j'ai réalisée n'engage que moi.  Vous trouverez pléthores de marques bio ou non bio en grandes surfaces, pharmacies, parapharmacies et magasins bio ou en ligne. 

Sachez tout de même que le bio ne veut rien dire, un produit peut avoir le label Ecocert et Cosmébio et contenir du dioxyde de titane par exemple.

Pour les moins de 3 ans:

Si vous tenez à mettre du dentifrice (ce que je ne conseille pas, la brosse et l'eau suffisent) (avant je mettais du bain de bouche fluoré avec mais j'ai arrêté). 

Ce gel nettoyant Nûby™ Citroganix™ a attiré mon attention car il est sans danger si avalé . Donc forcément il ne contient pas de fluor (tout le fluor qui est ingéré doit pouvoir être quantifiable pour établir un bilan fluoré et ajuster si excès et risque d'intoxication ). 

L'intérêt de ce gel réside dans ses propriétés apaisantes et anesthésiantes (ce qui est bien en période de poussée dentaire).  


Aqua (Water), Glycerin, Betaine, Xanthan Gum, Flavour, Bioflavonoids, Caprylic Acid, Citric Acid, Lactic Acid, Levulinic Acid, Potassium Sorbate, Stevia Leaf Extract


 
 Pour un enfant de 3 à 6 ans 

En tant que dentiste je trouve que le fluor en utilisation topique (donc non ingéré) est un bienfait pour la prévention des caries chez les enfants. En utilisation normale s'entend. Donc dans une solution de rinçage qui se crache (quoique c'est difficile de trouver un bain de bouche qui ne contiennent pas de PEG ...), avec une dose grosse comme un petit pois sur la brosse à dent et pas plus (je vous vois en train de remplir votre brosse). Et une dose adaptée à chaque âge surtout, moins de 500 ppm de fluor avant 6 ans, 500 ppm entre 6 et 9 ans, 1000 ppm entre 9 et 12 ans et 1500 ppm ensuite.

(Autant dire qu'un enfant de 5 ans ne doit pas utiliser le dentifrice de ses parents ce n'est pas juste un souci marketing)

Donc j'ai cherché un dentifrice qui soit à la fois sans dérivé potentiellement cancérigène mais qui contienne aussi du fluor. Pour offrir une alternative aux dentifrices Elmex, Fluocaril ... que je conseillais avant. 



 dosage en fluor et en calcium adapté à l'utilisation par les enfants (450 PPM de Fluor et 250 PPM de Calcium

En outre le Dentifrice Douceur Planet Kid ne contient pas d'édulcorant ce qui réduit les risques d'absorption du dentifrice par l'enfant. Un dentifrice n'est pas un bonbon  (ça a l'air bête à dire mais si c'est attrayant pour un enfant un goût sucré pour un enfant ça majore aussi les risques d'ingestion).

Et en plus il a été recommandé par l'Observatoire des cosmétiques en 2012-2013.





 Arôme fraise donc à vérifier si votre enfant n'aime pas trop ce goût ou au contraire aime trop !


Pour les enfants de plus de 6 ans :




Comme son homologue pour les touts-petits, il contient du fluor (500 ppm).

sorbitol, aqua, hydrated silica, glycerin, disodium cocoyl glutamate, cellulosegum, sodium monofluoro phosphate, sodium fluoride, calcium glycerophosphate, allantoïn, aroma, beetrootred.

Pour les enfants entre 9 et 12 ans (j'ai enfin trouvé alléluia)


Pour la femme enceinte/ le ou la patient(e) qui a les gencives qui saignent


Je vais continuer à conseiller le bon vieux Parodontax "rouge" qui a fait ses preuves.



Le Cl 77491 correspond à l'oxyde de fer (colorant rouge).

Il contient du fluor ce qui n'est pas négligeable quand on est enceinte et qu'on a des fringales répétées entre les repas. 

ou

"BUCCOTHERM® Gencives sensibles est un gel dentifrice certifié BIO par Ecocert* composé d’ingrédients d’origine naturelle. Concentré en Eau thermale de Castéra-Verduzan, apaisante et cicatrisante, ce dentifrice non abrasif favorise la diminution des saignements occasionnels et des sensibilités gingivales."
 
Le dentifrice Homeodent n'a pas été retenu car contient du Cl 77891 qui est du dioxyde de titane.


Pour ceux qui veulent une protection anti-caries :

Le parodontax Dentifrice Gel Fluor


Sodium Bicarbonate, Aqua, Sorbitol, Glycerin, Hydrated Silica, Alcohol, Mentha Piperita Oil, Sodium Lauroyl Sarcosinate, Echinacea Purpurea Flower/Leaf/Stem Juice, Alcohol Denat, Silica, Lysolecithin, Xanthan Gum, Sodium Fluoride, Krameria Triandra Extract, Chamomilla Recutita Extract, Cocamidopropyl Betaine, Salvia Officinalis Oil, Commiphora Myrrha Extract, Sodium Saccharin, Sodium Benzoate, Limonene, Linalool.






Dicalcium Phosphate dihydrate, glycerin, Castera-Verduzan Thermal Aqua, Water, Aroma, Cellulose gum, Cocamidopropylbetaine, Sodium benzoate, stevia rebaudiana extract, Sodium fluoride, Sodium hydroxide, limonene.


Pour ceux qui veulent un soin complet pour un usage quotidien :

Le parodontax fraîcheur intense



 Sodium Bicarbonate, Aqua, Glycerin, Alcohol, Cocamidopropyl Betaine, Mentha Arvensis Oil, Mentha Piperita Oil, Xanthan Gum, Echinacea Purpurea Flower/Leaf/Stem Juice, Krameria Triandra Extract, Aroma, Sodium Fluoride, Chamomilla Recutita Extract, Salvia Officinalis Oil, Commiphora Myrrha Extract, Sodium Saccharin, Limonene, Linalool, CI 77491.



Et j'ai trouvé enfin un dentifrice bio avec fluor chez Bioseptyl ! Dentifrice qui contient 1100 ppm de fluor donc utilisable chez les enfants à partir de 9 ans !!!


Je suis toujours en attente de la part des laboratoires Fluocaril et Zendium pour connaître la composition de  leurs dentifrices. 

En solution alternative vous trouverez aussi le Per Blanc, le dentifrice solide et le dentifrice ayurvédique au Meswak.


Si vous aimez jouer au chimiste ou que vous avez l'habitude de préparer vos cosmétiques, voici deux recettes de dentifrice "maison" (attention au pouvoir abrasif du charbon) (source : eco-echos.com/ Développement durable & autres considérations, le blog d'Isabelle Delannoy).

Recette « le dentifrice de sorcière » ou du charbonnier
Vous pesez 35 g de charbon végétal que vous mettez dans un bocal
Vous ajoutez 10 g de feuilles de sauge que vous réduisez en poudre dans un moulin à café. Ici elle a un rôle désinfectant.
Et 5 g d’argile blanche surfine.


Pour ceux qui aiment le blanc, en voici un autre très simple à faire qui est blanchissant et raffraichissant :
20 g de bicarbonate de soude. Blanchissant et antiseptique
20 g d’argile surfine
5 g de sel fin, qui tonifie les gencives
4 gttes d’huile essentielle de citron ou 2 gouttes d’huile essentielle de menthe si vous préférez la menthe.
2 gouttes d’huile essentielle de tea-tree pour son pouvoir désinfectant.


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