mardi 6 mars 2012

Deseperate housewive

J'avais trouvé le cabinet idéal. J'étais dans le dernier carré des sélectionnés pour le poste, et la nouvelle tomba ; ce n'était pas pour moi. Ma première réaction face à cette désillusion fut d'appeler ma mère et de pleurer que je n'aurais jamais de retraite. Elle répondit que dans tous les cas, je n'en aurais point, autant m'y préparer. 

Bien sûr, des tas d'annonces fourmillent sur les sites spécialisés, j'ai visité quelques cabinets mais à la lumière du dernier, j'ai compris qu'il y avait un gouffre entre la quasi-perfection et cet amas de pas très intéressant. Des cabinets vieillissants, mal situés, aux horaires contraignants. En comparaison, ils perdaient toujours même unis face au petit bijou, qui me redonnait en même temps l'espoir que cela pouvait exister de travailler dans de bonnes conditions.

Pour continuer dans mes métaphores vaseuses, la recherche du cabinet idéal ressemble à celle du copain idéal. Je ne suis pas (encore) assez désespérée pour accepter le premier qui passe. Même en me passant des allocations chômage et tutti quanti (j'ai démissionné donc je n'y ai pas le droit), j'ai de quoi me payer ma part de loyer (et d'avoir assez pour me payer aussi des vacances), et même si ce n'était pas le cas, mon homme est si merveilleux qu'il s'est proposé de me soutenir financièrement (ce qui n'est pas une solution rapport à la retraite que je veux toucher).

Et là je me sens glisser vers un statut non voulu, celui de la femme au foyer. Encore heureux que je prenne la pilule, l'arrivée d'un bébé ne m'aurait que conforté dans cette position.

Samedi quand j'ai quitté ma neige (oui parfaitement elle m'appartenait), j'avais ce pincement de quitter les vacances pour atterrir dans ce no man's land de non activité prolongée aussi nommée chômage (n'ayons pas peur des mots).

Depuis j'ai répondu à des annonces, frémit quand on m'a rappelé, attendu encore des entretiens mais cela ne fait que 2 jours sans rien faire (de constructif s'entend, je ne suis pas restée sous la couette à contempler le plafond) et je n'en peux déjà plus.

Sûrement par anticipation de me dire qu'une fois les affaires de ski rangées, l'appart nettoyé, les séries regardées, les livres lus, que me restera-t'il à faire ? 

Autant je suis une championne de la glande organisée (ce dit de la glande organisée, une glande voulue où tout est pré-programmé pour n'avoir rien d'autre à faire que ne rien faire) les jours de repos (soit pas souvent ces derniers mois entre les transit province-Paris et les 35 h au boulot), autant je déteste les vacances prolongées. Je me sens un peu comme en plein mois de Septembre une fois tout voyage terminé, attendant désespérément le retour à la ville pour retrouver les amis et la frénésie d'une journée remplie.

Heureusement que le streaming n'est pas totalement mort.

Sur ce je vous abandonne, j'ai un poulet à rôtir ...

1 commentaire:

  1. Ca fait longtemps que je voulais commenter ce post.
    Après mon arrivée dans cette région, j'ai vécu cet ennui, cette question "qu'est ce que je peux bien faire?", ces recherches de boulot sans résultat.
    J'ai vraiment beaucoup glandé. Avec le recul, j'aurais pu faire toutes ces choses pour lesquelles je n'ai plus le temps maintenant.
    Mais finalement, ça m'a fait du bien.
    Me poser pour la première fois de ma vie. Ne penser qu'à moi. Arrêter de culpabiliser parce qu' "on ne doit pas s'affaler sur le canapé l'après midi". Progresser sur moi.
    Parfois les pauses c'est bénéfique.
    Bon, après quand ça dure et que l'impression d'être devenue une femme au foyer est trop présente, là il est temps de reprendre!
    Bon courage.

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