mercredi 18 avril 2012

Entrée en campagne

Quelques nouvelles du front.

Les démarches administratives ne sont pas encore terminées. Je n'ai pas encore retenu le contenu de tous mes tiroirs, l'installation informatique est encore en cours.

Je suis heureuse de me lever le matin pour aller au cabinet grâce à cette ambiance joyeuse et légère qui y règne. On est loin des 15 patients par jour, la politique de la maison est de prendre son temps et de chouchouter les patients. Le rythme est donc très cool mais on est dans un quartier assez (très) aisé où les patients dégainent le chéquier sans sourciller pour faire les prothèses (ou payer les dépassements). Mon collaborateur se montre très pédagogue et n'hésite pas à parfaire ma formation et ma soif d'apprendre, je pense que tout cela sera bénéfique, je le vois déjà. Ensemble on a décidé de bâtir le futur donc je serais patiente, un jour cela paiera, même si en attendant je ne pense pas partir en vacances en septembre.

Dans la mesure où mon poste est en création (je ne remplace personne), je suis allée faire un tour du quartier pour faire mon auto-promotion. Le placardage étant interdit, je ne suis bien sûr pas allée coller mes cartes de visites dans chaque resto. Mais ici à Paris (après vérification auprès d'un ami-collègue qui n'enfreint jamais la loi) c'est de coutume de distribuer sa carte aux pharmacies et se présenter aux commerçants. 

Du coup je me suis présentée à un salon de coiffure (autant joindre l'utile à l'agréable). Vu les prix pratiqués, je peux bien avoir des tarifs élevés moi aussi, pour le prix de ma coupe dans ma province j'avais le droit à un balayage avec 2 teintes en supplément. En plus une tempête à la sortie a défait les 20 minutes où elle s'est amusé avec son fer, au moins je sais quel sera l'effet au saut du lit ...

J'ai aussi craqué pour du fromage , je me voyais mal rentrer, faire "salut, je suis Dr Carie je suis nouvelle venez chez moi" et repartir les mains vides, j'ai demandé le seul fromage qu'ils n'avaient pas pour faire genre "oh c'est bien dommage je n'ai pas de chance" puis je me suis sacrifiée (comme pour la coupe il faut donner de la personne). Un petit sourire et hop arrêt à la boulangerie (j'ai encore le temps de faire les autres, acheter 1 baguette dans chacune une même après-midi aurait fait louche ou fille qui veut élire la meilleure baguette de l'arrondissement). Heureusement qu'il n'y avait pas de chocolatier. Dans les pharmacies ne vous inquiétez pas, je n'ai pas renouvelé mon stock de crème hydratante (surtout que les prix me faisaient bondir), eux plus habitués m'ont accueilli cordialement (et ont glissé ma carte avec celles des autres dans leur carnet ) et ont semblé  intéressés par l'ouverture du cabinet le samedi matin. Cette épreuve (je n'aime pas le démarchage ça me rappelle la vente des tickets de tombolas) que j'appréhendais plus que la matinée n'était finalement pas si dure. Même si j'avais l'impression d'être en campagne présidentielle et de simuler. J'adore mon quartier où rien n'est cher, même si voir ce gros monument très touristique en sortant du métro en allant bosser me donne aussi le sourire.

Maintenant je profite de cette parenthèse entre chômage et burn-out (même si y a une marge énorme), pour continuer à profiter de ma vie (maintenant que j'ai pris plaisir à glander) car savez-vous qu'en 6 semaines, je n'ai pas été fichue de finir un seul livre (par contre j'ai fait sauté les stats du streaming)...




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