vendredi 14 mars 2014

Evolution

Un dimanche midi attablée avec 3 consœurs et amies et comme il est de mise dans ces moments-là, on a surtout parlé boulot. Ou du moins elles. Parfois je me dis que je préférais cette époque où on taillait nos mecs ou on déprimait parce qu'on n'en avait pas.

Maintenant les problèmes sont tout autres, reprendre un cabinet, s'associer, s'installer mais où ?

J'ai gardé mes pensées pour moi et mes véritables intentions du moment. Actuellement je suis bien dans mon cabinet, mais je suis si bien parce que justement on ne me presse pour m'associer, reprendre à la retraite, on ne me demande pas de vision sur 5-10-20 ans. Non pas que j'ai peur de me projeter, mais ma vision de l'avenir c'est celle de la famille ricorée prenant son petit-déjeuner dans une maison à la campagne avec des enfants qui courent partout (vision à laquelle on pourrait ajouter la publicité mixa bébé ou soupline).

Donc quand on me parle d'avenir, je ne pense pas au cabinet, je pense à agrandir la famille.

Bien sûr rien n'interdit d'être sur les 2 fronts mais je me vois mal investir pile au moment où je vais devoir baisser ou adapter mon activité. Sans matelas confortable, il est dur de se lancer (même quand le conjoint nous supporte) avec tout le stress que cela implique (gérer les factures, les emprunts, la nounou ...).

C'est difficile de se dire que parfois on est à un croisement de chemin, qu'on quitte la voie principale pour essayer un itinéraire bis. Mettre entre parenthèses le professionnel (sans pour autant s'arrêter), pour construire au niveau personnel.

Après il y a toujours ces exemples parfaits de celles qui ont épousé un dentiste (donc qui ont créé ensemble et qui peuvent partir en congés mat' sans craintes), celles qui ont acheté très tôt et qui retombent sur leurs pattes avant le mariage, celles qui mènent tout de front (mais qui ont une place en crèche et la famille à portée de main).

Quand on est dentiste si on veut dire qu'on a réussi sa vie, il faut avoir le plus beau cabinet avec le meilleur fauteuil (et le meilleur chiffre d'affaires), compétition à laquelle je ne veux(peux) pas participer, ce qui a le plus de valeur étant la façon dont je soigne mes patients même si ce n'est souvent pas rentable.

Bon j'avoue sur les 3, 2 sont célibataires donc niveau construction je comprends que ça les titille (le fameux cap des 30 ans, j'ai rien fait j'ai raté ma vie), et la 3 ème est mariée à un orthodontiste (donc vive le matelas).

Donc je fais celle qui n'avance pas alors que je fais un pas de géant de l'autre côté. 

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