dimanche 30 novembre 2014

Sugar crush



J'ai découvert cette série de photos de Jill Greenberg (datant de 2012, intitulée End Times) à l'occasion d'une conférence lors du dernier congrès de l'ADF.

Au delà de ce que la photographe voulait exprimer à travers son travail (ce qu'elle ressentait face à la guerre ), j'ai aimé la façon qu'elle avait trouvé de faire pleurer ces enfants. 

Elle leur a simplement donné une sucette pendant 5 minutes puis elle leur a retiré ...

A mon sens ça représente bien l'idée que je me fais de l'addiction  des enfants au sucre et du cercle vicieux dans lequel on se place en tant que parents.

L'enfant pleure car il veut son bonbon à la caisse du supermarché, on refuse, il fait une crise magistrale, alors pour le calmer (et ne plus croiser les regards des autres usagers) on lui donne le bonbon.

L'addiction au sucre serait pire que celle à la cocaïne, ça donne une idée...





4 commentaires:

  1. Bah, on donne n'importe quoi a un gamin de cet âge pour lui ôter complètement gratuitement, après il pleure, pour peu que l'objet en question l’intéressait.

    Pour le reste je suis mitigée. J'ai connu des gamins élevés au milieu de bonbec qui n'en ont jamais abusé et justement je soupçonne que le fait d'avoir ça a dispo rende l'objet moins désirable. Ce n'est pas tant le refus, la capacité a refuser du parent qui est en cause a mon avis qu'un ensemble de facteurs. La gestion de la frustration ça se fait pas a la truelle à la caisse d'un supermarché, selon moi. Donc c'est justement le genre de situation ou je céderais sans aucun état d'âme et avant la crise.

    Bon hein, je sais bien qu'il y a des cas désespérés, des parents qui pigent pas que le bib de cola ou le bib de choco dans le pieu avt le dodo c'est mauvais, qui captent pas que si leur gamins bouffent rien c'est parce qu'ils ont déjà le ventre rempli de cochonnerie ou du moins qui ne se sentent pas d'entrer en conflit pour cesser le truc, mais la plupart du temps ça me semble beaucoup plus nuancé que ça.

    Les yaourts pour bébé saturé de sucre, les céréales du ptit dej ultra vanté comme si c'était des éléments essentiels pour démarrer une bonne journée alors qu'elles même ne sont quasiment que des sucres, les jus de fruits présentés comme des cocktails de vitamines estampillés bon pour la santé... J'en passe.

    Je sais bien qu'on peut s'affranchir de tout ça, en tant que parent, je le fait pour certaines choses (ici pas de soda et pas de jus de fruits, mais de toute façon... elle aime rarement ça). Mais on fait quoi quand a chaque anniversaire a l'école la gamine revient avec un paquet de bonbon? Quand a la garderie ils ont tous biscuits et boisson sucrée? on lutte contre le vent au risque de frustrer sa gosse et de justement lui donner super envie de ces trucs?

    L'addiction vient toujours combler un manque , quelque part. Et entre créer un manque ou se montrer complètement laxiste il y a un juste milieu a trouver qui n'est pas si simple, je pense.

    Quand ma gamine vient au supermarché avec moi (mais j'évite, parce que l'endroit est a mon sens une torture pour les gamins), c'est rare qu'elle ne demande pas un paquet de bonbon/chocolat. Et qu'elle ne l'obtienne pas, encore plus rare. Même pas besoin de crises. On pourrait prétendre que je suis une guimauve inconsciente qui n'a pas envie de gérer un conflit et qui manque oulala d'autorité, bouhhh lapidez moi...

    Le fait est que:

    Ce paquet de bonbon ou de chocolat, elle va piocher dedans en rentrant. Je vais le ranger en haut du placard. Et elle va l'oublier, tout simplement (moi pas, mais c'est une autre histoire :D). J'ai ce parti pris de me dire qu'en interdisant "pour son bien", je ne vais que créer un manque qui va juste lui donner envie de s'empiffrer de ces saloperies à la première occasion. L’expérience me donne raison pour son cas a elle ( je prétend pas qu'il soit applicable a d'autres): elle y a très largement accès, elle est très très loin d'en abuser (bon faut pas les mettre dans sa piole non plus, hein, mais si elle les a pas sous les yeux, elle oublie leur existence, tout simplement.)

    J'avais déjà vu ces photos et a vrai dire, je les trouve insupportable a voir (je suis définitivement une guimauve)

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    1. En fait ce que je voulais dire par le cercle vicieux, ce n'était pas qu'on est coupable de céder face à la crise. Mais comme tu l'as dit que finalement on donne du sucre à longueur de journée sans s'en rendre compte (à part si on goûte ce qu'on donne), dans les eaux aromatisées, le jus de fruit (au lieu du vrai fruit) ...

      Pour avoir évité au "je sucre le biberon pour qu'il le finisse" je sais que c'est dur une fois l'habitude prise de sevrer l'enfant.

      C'est pareil pour le biberon dans le lit, il faut être "fort" mentalement pour tenir face aux pleurs de l'enfant qui ne sait pas s'endormir sans, qui n'arrive pas à s'apaiser.

      C'est pourquoi il faudrait :

      1) aller au drive :) ou se faire livrer
      2) limiter le sucre caché dès le départ
      3) autoriser les sucreries (ce serait pareil pour moi pour tabac, si on interdit on augmente le désir) mais à des moments logiques (à goûter, pas à 19h avant de manger ou le matin sur le chemin de l'école).


      La série de photos a été assez controversée ...

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    2. Certains disent "avant j'avais des principes, maintenant j'ai des enfants".

      Je ne suis pas dans cette catégorie, mais pour être en plein terrible two en ce moment, je peux dire que je lui donnerai la boîte de sucre pour éviter la crise.

      Et que d'une façon générale, je suis bien plus cool à l'extérieur que chez moi, parce que chez moi, je peux le laisser pleurer 45 minutes sans arriver à le calmer, ça me peine pour lui mais je ne subis la pression du regard des autres...

      Par contre, quand je vous lis parler de toutes ces boissons sucrées, ces bonbons et autres gâteaux, ça me dépassent, sûrement les mêmes qui cuisinent maison et bio...

      Ça ne peut être que le signe d'un manque d'éducation!

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    3. Je suis en train de lire des livres de "psycho" d'Isabelle Filliozat et Thomas Gordon pour apprendre à comprendre la crise (ici BébéCarie commence à dire Non non en secouant la tête). J'ai encore tendance à la fuite. Si il crie au restaurant, je sors le calmer à l'extérieur.

      Pour les courses et le bonbons je n'y suis pas encore. Mais tant qu'il est en porte-bébé il ne pourra guère se rouler par terre (pour l'instant à part les shampoings et les yaourts il n'essaie pas d'attraper grand chose).

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